Personal Blocklist : Google implique ses utilisateurs dans la qualité de ses résultats

Google vient d’annoncer par la voix de Matt Cutts la mise à disposition d’une nouvelle extension pour son navigateur maison. Intitulée « Personal Blocklist », cette extension Chrome permet à l’utilisateur de supprimer certains sites Web de ses résultats de recherche. Cette annonce à première vue anodine vient accentuer un certain nombre de problématiques, et sonne comme un avertissement pour un certain nombre de sites Internet.

Les fermes de contenus en ligne de mire

Cette extension ne se limite pas à empêcher l’affichage de certains sites, mais elle renvoie également les données collectées à Google. Le but pour le géant américain est d’analyser les sites bloqués, et d’affiner en conséquence ses résultats de recherches. Dans le billet de présentation de l’extension, Matt Cutts pointe du doigts les « fermes de contenu ». Reste à se mettre d’accord sur la définition à donner à cette expression, mais il souffle comme un vent de panique sur certains sites qui automatisent à outrance leur contenu. Peut-être de quoi faire regretter à Pages Jaunes les 15 millions d’euros déboursés pour acheter 123People.

Les résultats tendent à être de plus en plus personnalisés

Si cette extension est largement adoptée, elle rendra les pages de résultats potentiellement différentes d’un utilisateur à l’autre. Après la geo-localisation des résultats et le prise en compte de l’historique de recherches, il s’agit d’un élément de plus qui pourra faire en sorte qu’à recherche équivalente, deux utilisateurs ne se voient pas présenter les mêmes résultats.

L’utilisateur en dernier rempart contre le spam

En utilisant cette méthode, Google a enfin trouvé l’arme ultime contre le spam ou tout contenu dégradant la qualité de ses résultats de recherches. Cette méthode plaçant l’utilisateur au cœur du dispositif devrait s’avérer très efficace dans la lutte contre le spam. La question qui reste toutefois en suspend est de savoir quels seront les sites qui vont pâtir de ce « tri sélectif » dans les résultats de recherche.