Emailing : stop au matraquage et travaillez vos images

Aujourd’hui, inspiré par des articles récents de la cellule de veille de BNP Paribas, j’ai décidé de pointer du doigt 2 sales habitudes en emailing : la mauvaise qualité graphique et le matraquage compulsif. Primo, si c’est moche et anti-ergonomique, ça part à la corbeille, et secondo, trop d’emailing tue la relation marque-consommateur.

Doucement avec vos envois !

Il y a quelques jours, je prenais exemple sur une technique MD de Vistaprint, la gestion des désabonnements. Plutôt bien joué, mais c’était la preuve flagrante que leurs envois à répétitions avaient fait déborder le vase. Attention, l’internaute manque sérieusement de patience, et ce n’est certainement pas en bombardant sa boîte mail que vous allez le faire réagir. Tenez, imaginez qu’un de vos contacts se mettait à vous envoyer 3 ou 4 sms par jour uniquement pour obtenir un rendez-vous. Voilà, c’est pareil : ça mène droit au clash.

“La baisse continue des taux d’ouverture s’explique du fait que les internautes sont inondés d’e-mails”, explique d’ailleurs Hervé Malinge dans « LES ACTEURS DE L’E-MAILING DOIVENT REVOIR LEURS CLASSIQUES« . Ce n’est pas parce que le coût d’un email est compétitif (par rapport aux autres outils du marketing direct) qu’il faut l’utiliser avec démesure. Il est nécessaire que les annonceurs comme certaines agences prennent conscience du danger et trouvent un équilibre dans la fréquence d’envoi voire même dans la manière de communiquer.

De nouvelles méthodes

On fait de la communication, pas de l’art ? Ça n’empêche pas d’être créatif !
“Les entreprises qui veulent optimiser leurs envois de mails doivent porter une attention soutenue à la présentation de ces derniers”. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’hôpital universitaire d’Heidelberg, qui vient de publier une petite enquête à ce sujet. Avec mes propres mots, ce serait plus exactement : travaillez la mise en forme de vos templates sous peine d’avoir un effet répulsif. Comme pour un site Web, l’ergonomie et le graphic design (je passe sur le contenu rédactionnel) doivent assurer plaisir visuel et facilité de navigation.

L’esthétique est un levier de premier plan. Mis à part les contraintes techniques habituelles (quantité d’images, découpe de l’emailing, boîtes mail, etc), je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui peut motiver l’envoi d’un emailing sans conception graphique. Des moyens limités ? Mauvaise excuse parce qu’en emailing, plus c’est sobre et direct, plus c’est efficace.